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jeudi 9 septembre 2010

L'information agricole

 

Salon de l'agriculture

Fréquentation en baisse au SIA


(09/03/10)

La 47ème édition du salon international de l'Agriculture, qui s'est s'achevée dans une ambiance morose, ne devrait pas battre le record de fréquentation de l'an dernier.


Jean-Luc Poulain, président du salon, mise sur un peu moins de 650.000 visiteurs, contre plus de 670.000 en 2009. Il a souligné l'ambiance « grave et tendue » de cette grand'messe annuelle du monde agricole, confronté à la plus grave crise de ces trente dernières années.

Le moment fort a été la visite samedi du président Nicolas Sarkozy dont l'absence à l'inauguration une semaine plus tôt avait été critiquée. Accueilli assez chaleureusement, hormis quelques sifflets, Nicolas Sarkozy a tenté de rassurer des agriculteurs dont il a reconnu « la souffrance et l'angoisse ».

Outre une aide financière complémentaire, le chef de l'État a annoncé « un changement de méthode dans la préparation et la mise en oeuvre des mesures environnementales dans l'agriculture » qui devrait aboutir à un allègement des contraintes pour le secteur. Un message qui a suscité une levée de boucliers chez les Verts.

Ce changement de cap sur un des points forts du Grenelle de l'environnement a été salué par la FNSEA qui a loué le « pragmatisme » du chef de l'État. Cette mesure était réclamée par bon nombre d'agriculteurs, et notamment les producteurs de fruits et légumes, en raison des charges supplémentaires qu'elle occasionne en ces temps de crise et freine leur compétitivité face à d'autres pays moins regardants en la matière.

Mais les syndicats agricoles ont déclaré attendre, au-delà des promesses, des actes. Pour Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, la table ronde à laquelle a participé le chef de l'État, « a été utile, mais cela ne règle pas tout ». François Lucas, président de la Coordination rurale a regretté qu'« aucune solution immédiate à la crise très grave » n'ait été proposée. Tandis que la Confédération paysanne a estimé qu'« il n'y a pas de perspectives politiques tracées pour sortir de l'impasse ».

 
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